Abelio

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Accompagner la croissance jusqu’au passage de relais : IRDI Capital Investissement sort du capital de Abelio

Multiplier son chiffre d’affaires par six, doubler ses effectifs et rejoindre un Groupe capable de porter son projet à l’échelle internationale : en quelques années, Abelio a franchi plusieurs étapes structurantes.

Derrière cette trajectoire, il y a une technologie développée pour répondre aux besoins du monde agricole, la vision de son fondateur, Grégoire Dupré. Il y a aussi une relation construite dans la durée avec IRDI Capital Investissement et Alexandre Scherer, Directeur d’Investissement en charge du projet.

Entré au capital d’Abelio en 2023 à travers son fonds deeptech irdinov3, IRDI Capital Investissement a accompagné la start-up toulousaine dans une phase déterminante de son développement, jusqu’à son rapprochement avec le Groupe ISAGRI.

Une opération qui marque la sortie du fonds, mais ouvre surtout une nouvelle étape pour Abelio et ses équipes.

 

Grégoire Dupré, dirigeant de Abelio

La rencontre entre un entrepreneur et un investisseur régional

Les premiers échanges entre Abelio et IRDI Capital Investissement débutent en 2022, à la suite d’une mise en relation lors d’un événement organisé par Village by CA.

Fondée à Toulouse en 2018, Abelio développe des outils d’aide à la décision agronomique reposant notamment sur l’intelligence artificielle, l’imagerie satellite et les données collectées par drone.

À l’époque de sa deuxième levée de fonds, l’entreprise suscite l’intérêt de plusieurs investisseurs. Pour Grégoire Dupré, le choix ne repose cependant pas uniquement sur la capacité à financer le projet.

« Nous étions beaucoup sollicités par différents fonds. Ce qui a fait la différence, c’est la pertinence des échanges avec Alexandre, sa compréhension de nos enjeux et sa capacité à nous accompagner dans la durée. Le fait qu’IRDI soit un fonds régional, proche de notre écosystème, était également important pour nous. »

La proximité géographique facilite les échanges, mais elle s’accompagne surtout d’une connaissance fine de l’écosystème entrepreneurial et économique régional.

Passer d’une logique de start-up à une entreprise structurée

En 3 ans, l’entreprise :

  • multiplie son chiffre d’affaires par six ;
  • fait passer ses effectifs de 12 à 25 collaborateurs ;
  • renforce sa structuration commerciale, financière et organisationnelle ;
  • consolide sa position sur le marché des outils d’aide à la décision agricole.

Cette accélération s’accompagne d’une évolution de la gouvernance.

Un board réunissant le dirigeant, les actionnaires historiques et les nouveaux investisseurs est mis en place. Des outils de reporting sont instaurés et les orientations stratégiques sont régulièrement examinées collectivement.

Pour Grégoire Dupré, l’entrée de IRDI Capital Investissement a notamment permis d’apporter un regard plus financier et plus structurant sur le développement de l’entreprise.

« Alexandre nous a aidés à prendre davantage de recul sur nos décisions. Il a apporté une vision financière complémentaire à notre culture de start-up, avec une approche parfois plus prudente, mais toujours tournée vers la sécurisation de notre croissance. »

L’objectif n’est pas de freiner les ambitions de l’entreprise, mais de les inscrire dans une trajectoire durable.

Choix d’investissement, organisation, recrutement, évolution de la stratégie : les échanges réguliers permettent au dirigeant de confronter ses décisions à un regard extérieur, tout en restant pleinement maître du projet entrepreneurial.

Trouver le bon équilibre dans un secteur exigeant

Le développement d’une entreprise AgTech présente des contraintes particulières.

L’adoption des innovations technologiques par le monde agricole s’inscrit dans des cycles longs. Une solution doit souvent être testée sur une saison complète avant de pouvoir être intégrée durablement dans les pratiques.

À cela s’ajoutent les difficultés économiques rencontrées par de nombreux agriculteurs et un marché de l’AgTech qui, malgré son potentiel, peine encore à atteindre la vitesse de développement initialement espérée.

Dans cet environnement, Abelio parvient néanmoins à construire une dynamique solide.

L’entreprise affiche une forte croissance, se rapproche de son point mort de rentabilité et dispose d’indicateurs qui la positionnent parmi les réussites de l’AgTech française.

Cette trajectoire attire progressivement l’attention de plusieurs acquéreurs potentiels.

Pour les actionnaires comme pour le dirigeant, une question devient alors centrale : faut-il poursuivre le développement de manière indépendante ou rejoindre un acteur capable d’accélérer le projet ?

Une cession qui constitue un nouveau départ

Le rapprochement avec ISAGRI répond à la fois à une opportunité financière et à une véritable logique industrielle.

Groupe français spécialisé dans les solutions numériques pour le monde agricole, ISAGRI porte un projet de plateforme agro-digitale à l’échelle européenne, réunissant plusieurs expertises complémentaires.

En rejoignant le groupe, Abelio peut élargir sa chaîne de valeur, bénéficier de moyens techniques et commerciaux supplémentaires et accélérer son développement en France comme à l’international.

« L’objectif n’était pas simplement de vendre l’entreprise. Nous devions nous mettre d’accord sur un projet commun et sur la manière de construire quelque chose de plus large. ISAGRI nous permet de faire vivre le projet Abelio dans le temps et de lui donner accès à de nouvelles capacités de développement. »

L’opération permet également de sécuriser la trajectoire de l’entreprise dans une période exigeante pour le secteur, tout en offrant de la visibilité aux équipes et aux actionnaires.

Pour les collaborateurs d’Abelio, le rapprochement n’entraîne pas de rupture majeure. L’entreprise conserve son activité et son expertise, tout en développant de nouvelles synergies avec les autres filiales du groupe.

Elle bénéficie notamment d’un ancrage commercial français renforcé, d’une capacité de déploiement international plus importante et de ressources techniques supplémentaires.

L’ambition est claire : permettre à Abelio de devenir l’un des outils d’aide à la décision agricole de référence en France, en Europe et à terme dans le monde.

Accompagner aussi le dirigeant dans une étape humaine

Pour Grégoire Dupré, cette opération constitue également une étape personnelle majeure.

Céder l’entreprise que l’on a créée implique de changer de rôle, de partager davantage les décisions et de se projeter dans une nouvelle phase de son parcours d’entrepreneur.

Une transition qui ne se résume pas aux dimensions juridiques et financières de l’opération.

« C’était une situation nouvelle pour moi et une période psychologiquement intense. Alexandre et Emma ont été très présents. Leur expérience m’a aidé à prendre du recul, à comprendre les différentes étapes et à aborder les discussions plus sereinement. »

La relation directe entre les différentes parties a également joué un rôle important.

Plutôt que de conduire les échanges uniquement par l’intermédiaire des conseils, le dirigeant et l’acquéreur ont pu dialoguer directement autour du projet, de leur vision et de leurs ambitions communes.

Pour Alexandre Scherer, cette dimension humaine fait pleinement partie du rôle de l’investisseur.

« Une cession est un moment déterminant dans la vie d’une entreprise, mais aussi dans celle de son fondateur. Notre rôle consiste à sécuriser l’opération et à défendre les intérêts de l’ensemble des actionnaires, tout en restant à l’écoute du dirigeant et de ce qu’il souhaite construire pour la suite. »

Un investisseur de proximité, au-delà du financement

Au terme de cet accompagnement, Grégoire Dupré retient avant tout la qualité et la proximité de la relation construite avec IRDI Capital Investissement.

« Faire entrer un fonds régional à son capital permet d’avoir des interlocuteurs qui connaissent le territoire, ses acteurs et ses réseaux. La proximité physique rend aussi les échanges plus simples. Mais l’essentiel repose sur les personnes : leur capacité à accompagner le développement du business, à structurer l’entreprise et à soutenir le fondateur dans les moments importants. Mon expérience avec IRDI a été excellente. »

Le parcours d’Abelio illustre ainsi les différentes dimensions que peut prendre l’accompagnement en capital-investissement.

Apporter des fonds, mais aussi structurer une gouvernance, challenger une stratégie, sécuriser la croissance et accompagner humainement le dirigeant jusqu’à une opération de transmission.

Avec le rapprochement entre Abelio et ISAGRI, IRDI Capital Investissement achève une étape de son accompagnement. Pour Abelio, une nouvelle trajectoire commence, avec l’ambition de déployer plus largement ses technologies au service de l’agriculture.

Syntony

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De la deeptech toulousaine à un Groupe du CAC 40 : IRDI Capital Investissement sort du capital de Syntony

En février 2026, Safran annonçait l’acquisition de Syntony GNSS, entreprise deeptech fondée à Toulouse et devenue en quelques années une référence européenne des technologies GNSS résilientes.

Derrière cette opération stratégique, il y a surtout une histoire entrepreneuriale construite sur plus de dix ans. 

Premier investisseur de Syntony dès sa création, IRDI Capital Investissement a accompagné l’entreprise à chaque étape clé de son développement. Retour avec Joël Korsakissok, dirigeant et fondateur de Syntony, sur une trajectoire qui illustre aussi le rôle qu’un fonds régional peut jouer dans l’émergence de champions technologiques.

 

Joël Korsakissok, dirigeant et fondateur de Syntony

La rencontre entre Syntony et IRDI Capital Investissement

Syntony commence à prendre forme autour d’échanges initiés très tôt avec les équipes de IRDI Capital Investissement.

« Les premiers échanges ont eu lieu avant même la création de la société. À ce moment-là, nous avions besoin de partenaires capables de comprendre les enjeux technologiques et industriels du projet. »

Très rapidement, le rôle de IRDI Capital Investissement dépasse la question du financement. Pour une jeune deeptech industrielle, faire entrer un investisseur reconnu au capital apporte aussi de la crédibilité auprès de l’écosystème : partenaires, banques, futurs clients ou encore financeurs publics.

Une relation construite dans la durée

IRDI Capital Investissement participe au premier tour de financement de Syntony puis réinvestit lors du second tour.

Par la suite, les équipes restent fortement impliquées dans les grandes décisions stratégiques de l’entreprise. Joël Korsakissok souligne notamment le rôle joué par IRDI Capital Investissement dans l’entrée de nouveaux partenaires structurants, comme Bpifrance.

Au-delà du financement, l’accompagnement porte aussi sur la gouvernance, les process et la structuration de l’entreprise.

Construire une entreprise attractive sur le long terme

En dix ans, Syntony passe d’une équipe de 5 personnes à près de 70 collaborateurs.

L’entreprise développe progressivement une expertise unique sur les technologies GNSS résilientes, capables d’assurer un positionnement fiable dans des environnements complexes.

Mais pour Joël Korsakissok, la réussite d’une deeptech ne repose pas uniquement sur l’expertise technique.

« Beaucoup d’entreprises pensent qu’il suffit d’avoir une bonne expertise technologique pour devenir attractives. En réalité, ce qui intéresse aussi les grands groupes, ce sont des actifs tangibles : des produits, des brevets, des clients prestigieux, une présence internationale, une structuration solide. »

Très tôt, Syntony fait le choix de se développer à l’international et d’éviter une dépendance à un client unique. Cette stratégie contribue progressivement à positionner Syntony comme un acteur stratégique du Positioning, Navigation and Timing (PNT) résilient.

Préparer une sortie, un processus qui s’anticipe longtemps à l’avance

Une opération de sortie ne se déclenche pas du jour au lendemain. Chez Syntony, la réflexion démarre dès l’automne 2024.

« Lorsqu’on est aux commandes d’une entreprise, on a souvent le sentiment que ce n’est jamais tout à fait le bon moment pour lancer un processus de cession. On se dit qu’il vaudrait mieux attendre encore un ou deux ans, la signature d’un nouveau projet ou l’atteinte d’un prochain jalon. Avec le recul, il existe pourtant des fenêtres de tir favorables. Benjamin Lillo a beaucoup travaillé avec nous pour nous aider à nous projeter sur ce que Syntony pouvait devenir et à identifier le bon timing. »

Pendant près d’un an et demi, les équipes travaillent à préparer l’entreprise :

  • structuration du dossier,
  • préparation des éléments financiers,
  • documentation stratégique,
  • réflexion sur les acquéreurs potentiels,
  • choix de la banque d’affaires.

Pour Joël Korsakissok, l’accompagnement de IRDI Capital Investissement a été particulièrement important sur cette phase.

« Le rôle du fonds ne se limite pas au financement. Benjamin nous a aidés à identifier la bonne banque d’affaires, avec la bonne dimension internationale et la bonne compréhension du secteur. C’est un point clé dans ce type d’opération. »

Un processus intense… et très humain

À partir de janvier 2025, le processus s’accélère.

Une banque d’affaires internationale est mandatée. Des dizaines d’acquéreurs potentiels sont approchés à travers le monde.

Pendant plusieurs mois, les équipes de Syntony enchaînent les phases de préparation, de due diligence et de négociation.

Dans cette phase particulièrement stratégique, Joël Korsakissok insiste sur la présence constante de Benjamin Lillo.

« Il n’y avait pas forcément de conseil miracle, mais Benjamin était présent pour nous aider à prendre les bonnes décisions. Cet accompagnement humain compte énormément dans ces moments-là. »

Très tôt dans le processus, Safran apparaît comme l’acquéreur le plus cohérent.

Une suite logique plutôt qu’une fin d’histoire

Pour les équipes de Syntony, le rapprochement avec Safran ne marque pas une fin, mais l’ouverture d’un nouveau cycle de développement.

« Safran ne rachète pas uniquement une équipe. Ils rachètent des technologies, des produits, des actifs stratégiques et une capacité d’innovation reconnue. »

L’intégration ouvre immédiatement de nouvelles perspectives commerciales et de structuration.

Plusieurs dizaines d’embauches sont déjà prévues.

Le site toulousain continue de se développer et devrait prendre encore davantage d’importance dans les prochaines années.

« Nous avions déjà engagé une forte dynamique de croissance avant l’opération. Avec Safran, cette dynamique change d’échelle. »

Un impact concret pour le territoire

Le rapprochement entre Syntony et Safran illustre aussi la capacité du territoire toulousain à faire émerger des entreprises technologiques reconnues à l’international.

Pour IRDI Capital Investissement, cette opération démontre qu’un investisseur régional peut jouer un rôle structurant dans la trajectoire d’une deeptech industrielle : de sa création jusqu’à son intégration dans un groupe mondial.

De plus, les opérations de sortie peuvent être aussi pensées comme des accélérateurs de développement industriel et de création d’emplois.

“Un fonds régional peut faire une vraie différence”

Avec le recul, Joël Korsakissok retient avant tout la qualité de la relation construite avec les équipes de IRDI Capital Investissement.

« Un fonds régional capable de comprendre les enjeux technologiques, de rester proche des dirigeants et d’accompagner les moments stratégiques peut faire une vraie différence dans la trajectoire d’une entreprise. »

Une trajectoire qui conduit aujourd’hui Syntony, entreprise née à Toulouse, à rejoindre l’un des plus grands groupes industriels français.